Les analysé graphiquement

En 2001, lorsque j’achète Bouygues à 60 euros ou Alcatel à 50 euros, je considère que ces valeurs sont bon marché et qu’à ce prix ce sont des affaires : lorsqu’on sait à quels niveaux de cours sont tombées ces deux valeurs en 2002/2003 (surtout CGE vers les 2 euros !), on comprend qu’un prix n’est jamais en soi ni trop haut ni trop bas ; plus qu’un niveau relatif de cours c’est la tendance qui compte ; si j’avais analysé graphiquement ces valeurs j’aurais pu voir combien leur configuration graphique était négative (oblique baissière descendante chapeautant le cours, plus tendance de fond négative sur les principaux indices US et sur le CAC) ; ce qui compte ce n’est pas l’idée qu’on se fait d’un cours (trop haut ou trop bas) c’est la tendance de fond sur le titre : si le marché en veut il continuera d’acheter et la hausse aussi, si le marché n’en veut plus il continuera à vendre et la baisse également, c’est mécanique !

– Choisir un niveau de levier élevé ce qui amplifie les pertes de façon dramatique en cas de mauvaise gestion des stops et de baisse rapide du titre

Le levier est un outil démultiplicateur de gains étonnant lorsqu’on est dans le bon sens ; il peut se retourner contre soi et être une véritable bombe à retardement si les pertes ne sont pas coupées au plus vite ; l’utilisation d’un levier très élevé (4 ou 5) est dangereuse car s’il peut démultiplier les gains il démultiplie encore plus vite les pertes en raison de la relative inertie haussière, alors que la baisse peut être beaucoup plus rapide en cas de panique, même sans volumes ; mieux vaut apprendre d’abord à trader au comptant et utiliser prudemment ensuite l’effet de levier.

 

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