La gestion du risque

Les principes de base prudentiels seront classiques mais respectés systématiquement : coupage des positions perdantes très tôt afin de limiter les pertes  précocement ; davantage de valeurs tradées que pour mon portefeuille afin de mieux répartir le risque (cinq-six grosses capitalisations et une quinzaine de small caps) ; choix de valeurs très liquides du SRD afin de pouvoir sortir rapidement sur des gros montants ; moindre exposition sur le marché pour avoir la possibilité de rester cash en cas de manque de visibilité ; levier 1,5 voire 2 maximum afin de ne pas accroître démesurément le niveau du risque.

La gestion du risque se fera par paliers : plus de risque si on est déjà en plus-values, et moins de risques si on est en moins-values ; on ne gère pas un fonds alternatif avec le capital des apporteurs qui vous ont fait confiance, comme on gère son propre portefeuille pour lequel on a de compte à rendre à personne, sinon à soi-même.

Evolution du statut fiscal de l’investisseur particulier en France

Un paragraphe qui à toute son importance au regard des particuliers ; la taxation des gains réalisés par l’administration fiscale s’est clarifiée récemment mais elle laisse cependant des zones d’incertitude : si en principe les plus-values boursières sont taxées au taux de 27% (prélèvements sociaux inclus), le fisc peut imposer le barème progressif de l’impôt sur le revenu ; l’article 92-2 du code général des impôts permet, dans certains cas, d’assimiler les gains à des bénéfices non-commerciaux ; la taxation peut alors atteindre les 60% et bien sûr, ce n’est plus la même chose.A l’origine, l’article 92-2 visait des opérations de Bourse effectuées à titre habituel par les particuliers, ce qui restait flou et permettait une marge d’appréciation ; en août 2004 cet article a été modifié et le code ne prévoit plus de taxer au barème de l’impôt sur le revenu que les personnes réalisant des opérations dans des conditions analogues à celles d’un professionnel.

L’instruction administrative qui a été publiée le 21 février 2005 ne lève pas toutes les incertitudes non plus ; elle précise que l’imposition des gains dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, revêt un caractère exceptionnel ; beaucoup d’avancées ont eu lieu qui devraient rassurer un certain nombre d’intervenants actifs en Bourse ; la Bourse on line par l’intermédiaire de brokers sur Internet n’est pas un critère suffisant en soi pour être requalifié au niveau fiscal en tant que professionnel ; le fait de passer de nombreux ordres sur le net ne suffirait plus pour être considéré comme un pro ; pour être considéré comme tel il faudrait, selon la loi, avoir la détention, la maîtrise et l’usage d’informations et de techniques d’intervention spécialisées ainsi que leur recherche organisée au profit d’opérations boursières nombreuses et ainsi que l’accès aux informations privililgiées des analystes.

Le niveau des gains réalisés lors des opérations de Bourse ne rentre plus non plus en ligne de compte ; ils peuvent être supérieurs aux revenus professionnels du contribuable sans entraîner la requalification fiscale en tant que professionnel de la Bourse.

On voit bien qu’une certaine incertitude subsiste et que l’appréciation par l’administration fiscale ne se fera qu’au cas par cas ; pour le boursicoteur à la maison il est évident qu’il ne dispose pas des outils ou des informations d’un professionnel de salle de marché et que son activité ne peut pas être assimilée à celle d’un pro, tellement il est éloigné de son environnement technique et informationnel (analystes, etc.) : ce ne sont pas deux petits écrans et une connexion à Internet qui font d’un appartement une salle de marché !

 

 

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